[ Новые сообщения/New messages · Участники/Members · Правила форума/Forum Rules · Поиск/Search · RSS ]
Страница 1 из 11
Модератор форума: Fur_Immer, Galina_Pras, LestatDeLioncourt, mr_Stein 
Forum » RAMMSTEIN OFFICIAL & INTERVIEW » Festivals Tour 2017 » [TEXT] 2017 05 30 - Interview Schneider&Kruspe Lesinrocks
[TEXT] 2017 05 30 - Interview Schneider&Kruspe Lesinrocks
Galina_PrasДата: Среда, 31.05.2017, 22:08 | Сообщение # 1
Rammclan.ru Team
Группа: Site team
Сообщений: 4944
Репутация: 2321 ±
Статус: Off Clan
http://mobile.lesinrocks.com/2017....1949837
Rammstein: rencontre avec des légendes vivantes du metal

Les golgoths du metal germanique remettent la bête en route … à leur rythme. Interview.
Faire la nique aux temporalités frénétiques de la musique moderne est un luxe qui n’est pas à la portée de tout le monde. Le monument Rammstein, ces chantres teutons du metal indus qui n’ont sorti aucun album dans la décennie actuelle, publie ces jours-ci un DVD live gargantuesque tourné… en 2012 à Paris. Christoph “Doom” et Richard Z. Kruspe assument, enterrent la course à la visibilité induite par les réseaux sociaux, le tout avec une sérénité de quinquas apaisés qui tranche avec leurs murs de guitares et leurs scénographies blindées de lance-flammes. Le grand spectacle tranquille. Rencontre.

Ce n’est pas bizarre de donner des interviews pour défendre un objet audiovisuel tiré d’un de vos concerts donnés il y a 5 ans ?

Christoph – Forcément, c’est un peu étrange. Mais ce projet, qui nous tient à cœur, a vraiment été porté par le réalisateur Jonas Åkerlund, dont on apprécie le travail depuis longtemps et qui a déjà clippé plusieurs de nos titres. Mais une fois que le concert était en boîte et que nous avons compris que ce DVD ne sortirait pas tout de suite, au final nous sommes rentrés dans une réflexion différente…

Richard – C’est bizarre de le sortir si longtemps après, mais ça ne l’est pas davantage que si nous l’avions sorti en 2015 ou que si nous l’avions sorti en 2019, tu vois ? Parce qu’en tant que groupe, nous avons continué notre route, avec ce truc qui est resté en gestation longue et qui témoigne d’un moment et d’une période qui nous sont chers. Y replonger une fois que les étapes suivantes sont enclenchées est toujours un peu étrange.
Au final, il s’agit davantage d’un témoignage live de Rammstein ou d’un film de Jonas Åkerlund ?
Richard – On a toujours voulu maîtriser ce que nous proposions en tant que groupe, y compris lors de nos concerts et des enregistrements. Pour Volkerball (sorti en 2006, ndlr) nous avions le nez dans le montage, mais là, notre envie de travailler avec Jonas impliquait forcément qu’on le laisse faire. On a vu le résultat, on n’a pas été d’accord avec tout, cela ne correspond pas toujours à ce qu’on aurait imaginé, mais c’est un autre processus de création, qu’on n’avait jamais testé.

Christoph– En fait, on se sent plus “acteurs” d’un film que grand ordonnateurs du projet, tu vois ? On savait bien qu’il y aurait un décalage entre ce qu’on aurait fait nous, et le travail de Jonas. On l’a appris bien après l’avoir connu, mais il joue de la batterie, ce qui explique peut-être le montage…
Richard – Ouais, on sent l’influence de la double pédale (rires). Si tu ne l’as pas vu, prévois des pilules pour le mal de crâne, c’est assez difficile à suivre. Mais cela nous va aussi, parce que cela amène notre travail dans des endroits qu’on n’aurait pas explorés nous-mêmes, et puis ça faisait tellement longtemps qu’on n’avait rien sorti.

De fait, on n’a pas l’impression que Rammstein se sente pressé par quoi que ce soit depuis quelque temps…

Christoph – Les groupes ressentent le besoin de rentrer en studio dès que la tournée d’avant est finie ? Soit, qu’ils le fassent ! Nous avons été plus jeunes et nous avons ressenti cette urgence, parce que nous étions dans une dynamique et que nous avions l’énergie et les idées pour ça. Aujourd’hui, nous prenons notre temps parce que nous sommes devenus parents, et parce que nous voulons nous poser les bonnes questions.
Richard– C’est un privilège, en fait. Si nous avons envie de prendre une année entière pour nous, à s’occuper de nos proches ou à prendre du recul, on peut. On sait que Rammstein est quelque chose qui compte toujours autant pour nous, et pour maintenir ça il faut que nous nous posions les bonnes questions. Pour quelles raisons a-t-on envie de continuer ce groupe ? Comment mettre un terme à l’histoire le jour où ça arrivera, puisqu’on a aussi envie de faire ça le mieux possible quand le temps sera venu ? C’est à ces conditions que l’on continue.

Pensez-vous honnêtement pouvoir faire mieux que cette tournée de 2012, qui empilait les superlatifs ?

Richard– Tout le monde nous a vus, et ça a augmenté avec les années, comme le groupe de metal qui proposait des lives de dingue. Je pense qu’il faut qu’on arrive à se détacher de l’idée de “faire mieux que la dernière fois”, parce que ça peut être un piège pour nous. On essaie de penser ce qui nous avons envie de faire de manière différente, plutôt. On peut très bien imaginer un live de Rammstein beaucoup plus sobre, par exemple, on ne sait pas.
Christoph – Je pense qu’on peut lui dire maintenant, Richard ? Bon, on planche sur un nouvel album, on a eu besoin de passer beaucoup de temps en groupe à explorer, à ne pas se sentir pressé par une deadline. Je n’aurais pas pensé m’amuser autant avec un groupe dans lequel je joue depuis si longtemps. Mais si on s’était dit “essayons de pousser le truc encore plus loin”, ça nous aurait étouffés. Le cadre qui est celui de Rammstein est déjà assez difficile à faire bouger…

À votre dernier concert en France en 2016, vous avez projeté une annonce avant le début du live, encourageant les spectateurs à ne rien filmer. Comment on gère l’image qu’on propage lorsqu’on fait des concerts pareils ?

Christoph – C’est moins pour le contrôle de l’image que pour dire aux gens “coucou, mettez votre foutu smartphone dans votre poche pour une fois et vivez le truc”.
Richard– Je crois que je déteste les réseaux sociaux. Je les déteste vraiment (rires). La capacité des gens à tout vivre à travers la lentille de leur appareil numérique me fait peur parfois. Pourquoi cette manie de tout enregistrer, de tout archiver ?

Christoph
– j’ai vraiment l’impression que c’est moins pour l’idée de tout enregistrer que pour avoir l’occasion d’écrire une histoire de sa propre vie, avec une vidéo de 20 secondes du concert de Sting, de Rammstein ou de n’importe quel autre groupe postée en un instant sur Instagram ou Facebook… On n’y peut rien, et tout ce qu’on peut faire c’est essayer de faire les meilleurs concerts possibles selon ce qu’on a envie de faire, et d’essayer d’interpeller les gens sur ces questions en amont. Et concernant notre image sur ces trucs, je crois qu’on est contents de ne pas avoir à nous occuper de ça nous-mêmes.
Richard– Tu sais quoi ? Si j’avais un bouton devant moi pour éteindre Internet, j’appuierais dessus. Vraiment ! “Désolé les gars, mais vous avez rendu Internet si vide de sens qu’il vaut mieux arrêter ça tout de suite. La fête est finie !” (rires)

Par Mathias Riquier


Служба безопасности RammclanRussia
 
Forum » RAMMSTEIN OFFICIAL & INTERVIEW » Festivals Tour 2017 » [TEXT] 2017 05 30 - Interview Schneider&Kruspe Lesinrocks
Страница 1 из 11
Поиск: